Je marche, je cours, encore et toujours plus vite .J'ai comme besoin de ça pour oublier, pour t'oublier .Ton image, ton visage.Tes yeux pareil au mien me reviennent sans cesse en mémoire.Tu étais ce que j'avais de plus cher sur ce monde.Et ce même monde m'a arraché à ton amour, il m'a arraché à toi, papa.J'avais besoin de ton sourire pour continuer.J'avais besoin de tes larmes pour exister.J'avais besoin de ta présence pour vivre.
Mais tu n'es plus là, tu es enfermé.Perdu à jamais dans le ciel sombre qu'est la nuit.Enfermé dans cette boite recouverte d'une terre mauvaise.Une terre qui ne te méritait pas.Enfermé avec des gens sans vie qui eux non plus ne mérite même pas ta présence.Je m'arrête devant la grille qui nous sépare.Elle est fermée, elle veut m'empêcher de te rejoindre.Ils ont tous essayer de m'en empêcher.Je frappe, je cogne contre cette grille que je la hais autant que ce monde.J'ai envie d'hurler comme une folle.Hurler ma colère, hurler ma haine.Hurler mon manque de toi, mon manque de ta présence.Tu étais mon souffle de vie et tu es parti.Mes larmes ont trop coulé.
Et elles dévalent encore mes joues aujourd'hui.Elles touchent le sol une par une.Purifiant un peu la Terre de leur eau cristalline.Tout mon corps est en détresse, il hurle, il saigne, il meurt .